Sizwe Banzi Is Dead au Théâtre de Belleville. Que savez-vous (que savons-nous!) sur l’Apartheid ?

L’apartheid, est un mot Afrikans qui veut dire Séparation.C’est le nom du système de ségrégation raciale qui a gouverné l’Afrique du Sud près de 50 ans. Son but principal était de protéger la domination des Sud-Africains blancs sur les Sud-Africains non-blancs et ce dans tous les aspects de la vie. Mais il n’est pas apparu du jour au lendemain: au cours des batailles entre colons britanniques et néerlandais les droits des populations indigènes noires ont été niés. De ce fait, lorsque l’Apartheid a été légalisé en 1948 par le parti national Afrikaner, il n’a été que le prolongement des injustices déjà en cours. Un système dicté par une minorité blanche obsédée par sa survie, par le maintien de son mode de vie développé et par la peur d’être ‘engloutie’ par la majorité des populations noires. Ainsi que par la crainte de ne plus paraître aux yeux du reste du monde comme des européens – simplement émigrés en Afrique du Sud.

Les Afrikaners (descendants de colons néerlandais ») considéraient que l’Afrique du Sud était leur Terre, léguée par Dieu, et que la race blanche était supérieure. La population noire supérieure numériquement était donc considérée comme une menace.

L’Apartheid c’est 148 lois. Parmi lesquelles:
l’obligation pour les Noirs d’avoir TOUJOURS sur eux un pass avec leur identité,
l’obligation de respecter des couvre-feux,l’interdiction de se marier avec des Blanc(he)s,
l’interdiction d’accéder à des établissements de services publics réservés aux Blancs,
l’absence de droits électoraux, puisqu’ils n’étaient plus considérés comme des citoyens.

Mais aussi, une classification des humains en 4 catégories: Blancs, Noirs, Indiens, et « De couleur » (métisses), toutes logées dans des zones géographiques spécifiques.

Les Noirs étaient regroupées dans les zones rurales les plus rudes, avec des emplois rudimentaires, des salaires de misère et l’interdiction de faire grève. En revanche, ils étaient une main d’oeuvre de choix pour creuser dans les mines d’or du pays. L’ Apartheid était donc également une arme économique. 
Un système d’enseignement séparé fut également mis en place avec des écoles pour les Noirs qui recevaient les miettes du budget réservé aux écoles pour les Blancs. L’école n’était obligatoire pour les Noirs que jusqu’à l’âge de 13 ans, ce qui  structurait les débouchés pour eux vers… la force de travail des mineurs d’or.

Dans un tel système, il y eut bien sûr de la résistance, de nombreuses manifestations furent menées par des étudiants et par la jeunesse du pays, mais elles furent violemment réprimées (comme le Massacre de Sharpeville le 21 mars 1960). De ces luttes ont émergées des leaders tels que Nelson Mandela, ou Walter Sisulu, qui ont conduit le pays vers la fin de l’Apartheid.


Maintenant que vous en savez plus sur l’Apartheid, est ce que vous vous imagineriez vivre ça ? En tant que Noir.e … 😉


Dans la pièce Sizwe Banzi Is Dead (Sizwe Banzi Est Mort), écrite en 1972 par Athol Fugard avec ses deux acteurs John Kani et Winston Ntshona nous suivrons le chemin de résistance de trois personnages: Styles, Sizwe et Buntu.
J’aurai l’honneur de marcher dans les bottes de Styles et Buntu, aux côtés de Cyril Guei qui interprétera Sizwe.
Toutes les infos sur les dates de représentation, lieu, horaires, ci-dessous.

Au plaisir de vous revoir pour parcourir ensemble ces chemins.

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